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Ces personnes sont celles avec qui j'ai partagé le plus de choses depuis 7 ans.
Certaines sont celles avec qui j'ai fait les trucs les plus débiles de la planète.
D'autres sont celles avec qui j'ai passé mes plus grandes soirées de biture, ou mes plus belles journées.
Certaines sont celles avec qui j'ai pris mes plus grands fou rires, ou avec qui j'ai découvert les merveilleuses joies de la vie d'adolescent stupide en proie à ses crises hormonales.
D'autres encore, ont du supporter mes très longs discours de fille de mauvaise humeur et jamais contente des autres et d'elle-même, mes opinions à la con, mon harcèlement constant pour cause de prise de photos moisies, mes crises existencielles, ou mes "délires" les plus pourris.
La bataille de bouffe à poils avec de l'Olden Paso dans les yeux, "L'eau des roses" qui "décuple la force", notre Poropoporopomperopero, des gitans, du vomi, des glisses dans les douches et des russes homosexuels dans les toilettes, des soirées travestis, le réveillon avec une bière à choucroute msn et Doni Darko, Rome et le chocolat sur l'aire d'autoroute à 4h du mat', des croates à 100% en chaussettes sur le Carré d'Art à 1h du mat', des bourgeois, des slovaques, des répétitions foireuses, des journées ouin-mon-mec-il-m'a-larguée-comme-une-merde, des aprem' en ville passées à faire flipper les gens grâce à nos hurlements de truies, des cinémas avec Annnnnyyyyy, des engueulades monstres, l'aumônerie d'alzonienne et notre chorale de la messe de Noël...
7 ans déjà et j'ai rien vu passé comme d'habitude.
François a dit à mon père l'autre jour que les années de l'adolescence étaient les meilleures de notre vie et qu'on ne s'en rendait pas compte.
Tout le monde le sait évidemment, mais ça ne fait pas de mal de l'écrire.
Est-ce que nous profitons de chacun de ces moments en nous disant que jamais nous ne pourrons revivre ça? Est-ce que avons pensé chaque jour que ces instants étaient certainement les plus beaux de notre existence?
Non évidemment.
On se rend toujours compte de son bonheur une fois qu'il est terminé, ou une fois qu'on approche sa fin.
Pourquoi est-ce que je ne me rends compte de ma chance que depuis l'année dernière?
Pourquoi est-ce que je deviens nostalgique alors qu'il me reste tant d'années à vivre?
Quand vos parents vous disent pour vos 13 ans "Profite bien, tu verras après c'est plus pareil"...Vous leur riez au nez ou pire, vous réussissez à leur sortir que vous vivez une période atroce de votre vie, vous la pauvre ado horriblement dépressive, moche, conne, pleine de boutons et ne vivant que pour les vieux ragots qui circulent sur vos pires ennemis du moment...
Il paraît que c'est ça le bonheur. L'innocence. L'irresponsabilité.
Ou plutôt les très petites responsabilités, celles qu'on vous accorde parce que vous êtes encore jeune mais que vous êtes tout de même tenus de prendre en compte.
Cette fameuse période ou rien n'a d'importance, ou rien n'a vraiment de conséquences, et pendant laquelle vous ne réalisez pas véritablement ce qui vous arrive.
Dans huit mois je suis censée être devenue une personne responsable de mes actes.
Mais je suis désolée.
Je ne suis pas prête.
J'ai toujours aussi peur de devenir l'anti-fun de base, la vieille fille qui se prend trop au sérieux, puis de terminer acariâtre à 65 ans entourée de mes 60 chats et 85 chiens dans un cabanon à côté d'une décharge publique.
J'ai toujours aussi peur de perdre mes vrais amis, ceux sur qui j'ai toujours pu compter, puis de terminer entourée peut-être, mais seule quand même. Je ne veux pas avoir 35 ans et connaître 850 personnes brièvement tout en ayant aucun véritable ami.
Je ne veux pas avoir fait 8 ans d'études et terminer caissière à Shoppy à côté de la Coupole, avec tous ces jeunes qui me rappelleront que moi aussi je venais acheter de l'alcool pour mes torchages de tronche, que ce temps est révolu et que je n'ai pas su en profité.
J'ai toujours aussi peur de vieillir
Certaines sont celles avec qui j'ai fait les trucs les plus débiles de la planète.
D'autres sont celles avec qui j'ai passé mes plus grandes soirées de biture, ou mes plus belles journées.
Certaines sont celles avec qui j'ai pris mes plus grands fou rires, ou avec qui j'ai découvert les merveilleuses joies de la vie d'adolescent stupide en proie à ses crises hormonales.
D'autres encore, ont du supporter mes très longs discours de fille de mauvaise humeur et jamais contente des autres et d'elle-même, mes opinions à la con, mon harcèlement constant pour cause de prise de photos moisies, mes crises existencielles, ou mes "délires" les plus pourris.
La bataille de bouffe à poils avec de l'Olden Paso dans les yeux, "L'eau des roses" qui "décuple la force", notre Poropoporopomperopero, des gitans, du vomi, des glisses dans les douches et des russes homosexuels dans les toilettes, des soirées travestis, le réveillon avec une bière à choucroute msn et Doni Darko, Rome et le chocolat sur l'aire d'autoroute à 4h du mat', des croates à 100% en chaussettes sur le Carré d'Art à 1h du mat', des bourgeois, des slovaques, des répétitions foireuses, des journées ouin-mon-mec-il-m'a-larguée-comme-une-merde, des aprem' en ville passées à faire flipper les gens grâce à nos hurlements de truies, des cinémas avec Annnnnyyyyy, des engueulades monstres, l'aumônerie d'alzonienne et notre chorale de la messe de Noël...
7 ans déjà et j'ai rien vu passé comme d'habitude.
François a dit à mon père l'autre jour que les années de l'adolescence étaient les meilleures de notre vie et qu'on ne s'en rendait pas compte.
Tout le monde le sait évidemment, mais ça ne fait pas de mal de l'écrire.
Est-ce que nous profitons de chacun de ces moments en nous disant que jamais nous ne pourrons revivre ça? Est-ce que avons pensé chaque jour que ces instants étaient certainement les plus beaux de notre existence?
Non évidemment.
On se rend toujours compte de son bonheur une fois qu'il est terminé, ou une fois qu'on approche sa fin.
Pourquoi est-ce que je ne me rends compte de ma chance que depuis l'année dernière?
Pourquoi est-ce que je deviens nostalgique alors qu'il me reste tant d'années à vivre?
Quand vos parents vous disent pour vos 13 ans "Profite bien, tu verras après c'est plus pareil"...Vous leur riez au nez ou pire, vous réussissez à leur sortir que vous vivez une période atroce de votre vie, vous la pauvre ado horriblement dépressive, moche, conne, pleine de boutons et ne vivant que pour les vieux ragots qui circulent sur vos pires ennemis du moment...
Il paraît que c'est ça le bonheur. L'innocence. L'irresponsabilité.
Ou plutôt les très petites responsabilités, celles qu'on vous accorde parce que vous êtes encore jeune mais que vous êtes tout de même tenus de prendre en compte.
Cette fameuse période ou rien n'a d'importance, ou rien n'a vraiment de conséquences, et pendant laquelle vous ne réalisez pas véritablement ce qui vous arrive.
Dans huit mois je suis censée être devenue une personne responsable de mes actes.
Mais je suis désolée.
Je ne suis pas prête.
J'ai toujours aussi peur de devenir l'anti-fun de base, la vieille fille qui se prend trop au sérieux, puis de terminer acariâtre à 65 ans entourée de mes 60 chats et 85 chiens dans un cabanon à côté d'une décharge publique.
J'ai toujours aussi peur de perdre mes vrais amis, ceux sur qui j'ai toujours pu compter, puis de terminer entourée peut-être, mais seule quand même. Je ne veux pas avoir 35 ans et connaître 850 personnes brièvement tout en ayant aucun véritable ami.
Je ne veux pas avoir fait 8 ans d'études et terminer caissière à Shoppy à côté de la Coupole, avec tous ces jeunes qui me rappelleront que moi aussi je venais acheter de l'alcool pour mes torchages de tronche, que ce temps est révolu et que je n'ai pas su en profité.
J'ai toujours aussi peur de vieillir
